CHIARA VILLA

Metteur en Scène

Metteure en scène italienne, Chiara Villa fait sa première expérience théâtrale avec le spectacle LES OISEAUX d’Aristophane, au Piccolo Teatro de Milan et au Festival international Teatro classico dei giovani de Palazzolo Acreide à Syracuse. Cette expérience la marque profondément et dès la première année universitaire, elle monte sa première pièce, LA MENAGERIE DE VERRE de T. Williams représentée en 1995 au Teatro Trebbo et au Teatro Libero à Milan. En 1998 elle adapte Acte sans Parole de S. Beckett, qui devient ASP. Elle remporte avec ce spectacle le prix Movin’ Up du Ministère italien de la Culture et part en tournée aux Pays-Bas à l’Universiteitstheater de Groningen et au U-Theater Studio T de Utrecht. Depuis, plusieurs spectacles suivront.

 

Parallèlement à ses études universitaires, Chiara Villa poursuit sa formation en intégrant le CRT- Centre de recherche pour le théâtre à Milan. En 2001, elle obtient une Maîtrise en Histoire du Théâtre moderne et contemporain à l’Université de Bologne; en 2002 s’installe en France pour continuer ses études à l’Université Sorbonne Nouvelle –Paris III- où elle obtient, sous la direction de Jean-Pierre Ryngaert, le DEA en Théâtre et Arts du spectacle en 2003. Son intérêt pour le théâtre ainsi que pour l’opéra l’a amenée à être assistante à la mise en scène. Elle a ainsi travaillé dans de nombreux théâtres, entre autres, le Teatro Alla Scala de Milan, le Théâtre National de Varsovie et le Teatro Regio de Parme, elle assiste Michael Znaniecki, Lorenzo Arruga, Emanuele Montagna.

Depuis son arrivée en France, Chiara Villa a mis en scène divers spectacles parmi lesquels, LA VEUVE JOYEUSE de F. Léhar au Théâtre Municipal de Colmar et au Théâtre de la Sinne de Mulhouse; LE CAHIER DE NIJINSKY, un opéra de D. Glanert, au Festival Internationale de Montepulciano, CABARET D’HISTOIRES un récital autour  de  A. Schoenberg,  au  Festival  Vocalises  de Belfort et au Festivaldu Grand Avignon en 2009 et 2011 ainsi que MISTERO BUFFO de D. Fo au Centre Dramatique National de Colmar fin 2013. Le spectacle OFFENBACH ET LA DIVA HORTENSE est présenté entre autre, à l’Opéra National de Nancy en collaboration avec Des’lices d’Opéra et VISIONI d’E. Maestri au Festival La Biennale de Venise. CARMEN LA GITANA de Bizet- Thilloy, est présenté au Festival International de Caprarola et au Cantiere Internazionale d’Arte de Montepulciano. En 2014 Chiara Villa collabore avec l’Opéra Studio de l’Opéra National du Rhin pour SACRE WOLFGANG et présente le MYSTERE DES SAINTS INNOCENTS de C. Péguy en collaboration avec le Centre Mounier et le Millénaire des Fondations de la cathédrale de Strasbourg. En 2015 Chiara Villa met en scène IL MOLIERE d’après C. Goldoni.

Chiara Villa fait partie de l’équipe d’artistes de la Comédie de l’Est de Colmar qui intervient auprès des élèves de l’option théâtre du Lycée Camille Sée ; avec eux elle présente CENDRILLON de J. Pommerat et PEANUTS de F. Paravidino. Grâce à sa formation, Chiara Villa mène des interventions de théâtre social qui donnent lieu à des spectacles comme IMMIGRATIONS d'après la Trilogie du Naufrage de L. Prosa et LA MAISON DE BERNARDA ALBA de G. Lorca en collaboration avec les femmes immigrées du CSC Fossé des Treize, ODYSSEE ROM en collaboration avec la Croix Rouge et la Ville de Strasbourg.

LA COMPAGNIE

VILLATHEATRE est une compagnie de théâtre qui réunit comédiens, chanteurs, musiciens et écrivains autour de la metteure en scène italienne, Chiara Villa. Elle collabore le plus souvent avec des artistes travaillant dans différents domaines et de plusieurs nationalités pour enrichir les spectacles par des expériences multiples à la fois sociales et culturelles.

Depuis sa création en 2010, la compagnie se positionne dans le champ du théâtre engagé en s'intéressant aux problématiques sociales. C'est ainsi que Chiara Villa, dans ses spectacles, traite de thématiques comme  la folie dans LES CAHIERS DE NIJINSKY de D. Glanert, la justice avec « 1913 » d’ E. Rémond, la religion dans MISTERO BUFFO  de D. Fo, le féminicide dans CARMEN LA GITANE  de Thilloy-Bizet ou encore le pouvoir étatique dans IL MOLIERE de C. Goldoni.

Après ses débuts en 2010 avec CABARET D’HISTOIRES, récital théâtral lyrique d’après A. Schönberg, présenté dans plusieurs Festivals, en 2011, VILLATHEATRE est en résidence au Centre Dramatique National de Colmar, pour la création de « MISTERO BUFFO » de Dario Fo qui sera ensuite présenté à la Comédie de l’Est de Colmar. Plusieurs spectacles vont suivre, entre autres OFFENBACH ET LA DIVA HORTENSE , qui depuis 2013, est présenté dans plusieurs festivals comme le Festival de la Chartreuse à Molsheim, le Festival Musique d’Airvault, le Festival Vocalises de Belfort, le Festival Euroclassic ainsi qu'à l’Opéra National de Nancy en collaboration avec Des’Lices d’Opéra. En juillet 2013, VILLATHEATRE crée, en collaboration avec l’Opéra Studio de l’Opéra National du Rhin, CARMEN LA GITANA  au Festival Cantiere Internazionale d’arte de Montepulciano et le Festival de Caprarola, en Italie. Tout au long de l’année 2014, la compagnie présente plusieurs spectacles de son répertoire et crée LE MYSTERE DES SAINTS INNOCENTS  de C. Péguy et l'année suivante IL MOLIERE, adapté du texte de C. Goldoni.

L'équipe de VILLATHEATRE est composée d'artistes qui sont autant engagés sur scène que dans les interventions qu'ils mènent dans des milieux défavorisés. A ce sujet, VILLATHEATRE intervient régulièrement, avec des ateliers et des représentations de théâtre social, auprès de populations en difficulté. Ces interventions aboutissent à des spectacles comme « LA MAISON DE BERNARDA ALBA » de G. Lorca ou  IMMIGRATIONS, en collaboration avec le CSC Fossé des Treize,  PLUMES EN VIE en collaboration avec le CMS de la Ville de Strasbourg, ODYSSEE ROM en collaboration avec la Ville de Strasbourg et la Croix Rouge. 

Durant la saison 2016/17, VILLATHEATRE présente ECLATS D’OMBRE une commande de texte à Lina Prosa, une co-production du Centre Dramatique de Colmar, présenté à la Comédie de l’est de Colmar, au Taps- Théâtre Public et Actuel de la ville de Strasbourg et au Théâtre National de Nice.

 

PHOTO FRANCIS GAST